Informations relevées le 28 octobre 2026 sur les sites de l’Anah (« MaPrimeAdapt’ : le mode d’emploi », février 2026), de France Rénov’ et du BOFiP. Les aides évoluent : faites confirmer votre situation par un conseiller France Rénov’ avant de signer un devis.
Pourquoi s’occuper des aides avant de signer
Pour MaPrimeAdapt’, l’ordre des étapes compte : France Rénov’ demande de consulter le barème, de contacter un conseiller, puis de déposer la demande. Le dossier se construit à partir des devis, avec un assistant à maîtrise d’ouvrage, et les travaux doivent figurer dans le diagnostic autonomie qu’il établit. Signer et faire poser le monte-escalier avant d’avoir monté ce dossier risque de vous priver de l’aide.
MaPrimeAdapt’
Qui peut en bénéficier ?
Les propriétaires occupants et les locataires du parc privé (après avoir informé leur bailleur), lorsque le demandeur ou un membre du foyer :
- a 70 ans ou plus ;
- ou a de 60 à 69 ans avec une perte d’autonomie évaluée par la grille GIR ;
- ou a un taux d’incapacité d’au moins 50 %, ou bénéficie de la prestation de compensation du handicap (PCH).
Les revenus du foyer doivent relever des catégories « modestes » ou « très modestes ». Pour 2026, une personne seule est « très modeste » jusqu’à 17 363 € de revenu fiscal de référence et « modeste » jusqu’à 22 259 € hors Île-de-France ; en Île-de-France, ces plafonds sont de 24 031 € et 29 253 €. Le barème complet, selon la taille du foyer, figure dans le mode d’emploi de l’Anah.
Quel montant ?
- 70 % du montant des travaux pour les ménages très modestes, 50 % pour les ménages modestes ;
- dans la limite d’un plafond de 22 000 € HT de travaux ;
- une avance pouvant aller jusqu’à 30 % du montant de l’aide ;
- l’accompagnement par l’assistant à maîtrise d’ouvrage, obligatoire, est pris en charge à hauteur de 600 € au moins, jusqu’à 800 € selon le type d’accompagnement.
Le mode d’emploi de l’Anah cite le « monte-escalier, monte-personne ou plateforme élévatrice » parmi les travaux d’adaptation, et France Rénov’ mentionne l’installation d’un monte-escalier dans ses exemples.
Les étapes
- Identifiez votre catégorie de revenus avec le barème.
- Contactez un conseiller France Rénov’ (0 808 800 700, service gratuit), qui vous oriente vers un assistant à maîtrise d’ouvrage.
- L’assistant établit le diagnostic autonomie, le plan de financement, vous aide à comparer les devis et dépose le dossier.
- Attendez la décision avant de lancer les travaux.
La TVA à 5,5 % sur certains appareils
Les ascenseurs et matériels assimilés spécialement conçus pour les personnes handicapées, dont les élévateurs à déplacement incliné et les élévateurs verticaux installés à demeure, relèvent du taux réduit de 5,5 % s’ils remplissent les critères de l’article 30-0 C de l’annexe IV du code général des impôts, sur certification du vendeur. L’installation, la réparation et l’entretien suivent le même taux selon le BOFiP. Cet article vise les élévateurs à déplacement incliné munis d’un siège ou d’un plateau, sous des conditions techniques (inclinaison, vitesse, charge, sécurités) : un siège monte-escalier qui les remplit peut donc en bénéficier. Vérifiez sur le devis le taux appliqué et sa justification. Les mentions d’un devis.
Le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement : fini pour les dépenses de 2026
Le crédit d’impôt de l’article 200 quater A du code général des impôts (25 % des dépenses d’équipements, dans la limite de 5 000 € pour une personne seule et 10 000 € pour un couple soumis à imposition commune, sur cinq ans) est réservé depuis 2024 aux foyers en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Selon le BOFiP (BOI-IR-RICI-290, version publiée le 20 juin 2024), il s’applique aux dépenses d’adaptation payées jusqu’au 31 décembre 2025. Service-Public.fr (fiche F10752, vérifiée le 15 avril 2026) et impots.gouv.fr confirment sa suppression pour les dépenses payées à partir du 1er janvier 2026 : pour un devis signé aujourd’hui, comptez plutôt sur MaPrimeAdapt’, la TVA à 5,5 % et, selon votre situation, la PCH.
Les autres pistes
- Prestation de compensation du handicap (PCH) : elle peut financer l’aménagement du logement ; la demande se dépose auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).
- Collectivités et caisses de retraite : certains départements, intercommunalités, communes et caisses proposent des aides ou des prêts complémentaires, selon des conditions locales. Le conseiller France Rénov’ ou le point d’information pour les personnes âgées de votre secteur peut vous orienter.
Sources
- Anah, « MaPrimeAdapt’ : le mode d’emploi », février 2026, consulté le 28 octobre 2026
- France Rénov’, « MaPrimeAdapt’, l’aide à l’adaptation », consulté le 28 octobre 2026
- BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-10-50 (appareillages et équipements spéciaux pour personnes handicapées) et BOI-RES-000047-20191030 (entretien des ascenseurs et matériels assimilés), consultés le 28 octobre 2026
- BOFiP, BOI-IR-RICI-290, crédit d’impôt au titre des dépenses en faveur de l’aide aux personnes, version du 20 juin 2024, consulté le 28 octobre 2026
- Service-Public.fr, crédit d’impôt pour l’adaptation du logement à la perte d’autonomie ou au handicap (fiche F10752, vérifiée le 15 avril 2026)
- Code général des impôts, annexe IV, article 30-0 C